Actuellement, nous sommes 6 personnes à vivre au quotidien au LEO, dont 5 a temps plein sur les activités. Cette semaine nous étions en effectifs réduits à 4 personnes seulement.
Quelques bénévoles viennent régulièrement filer des coups de main : Aurore pour le tri des vêtements enfants, Stephanie pour tout plein de trucs, James pour la bricole, Gabriel pour le tri des livres et les chantiers charrettes, Momo pour les livraisons de matériaux, la famille Nana pour les gratuiteries, les grands rangements et pour danser …
2 familles ont leurs caravanes ici et viennent très souvent passer 1 ou 2 jours avec nous.
Cette semaine il y avait en plus, une jeune femme hébergée et 5 mineurs isolés.
A cela s’ajoute le soin des 6 chats ayant choisi de squatter chez nous et de notre papy chien.
C’est partit !
Mardi :
Le mardi c’est notre jour « off », nous avons mis en place une journée de fermeture pour se reposer un peu mais c’est souvent difficile de le respecter !
Julie a proposé un atelier Banderoles avec du tissus de récup pour l’accueil de jour du Refuge.
2 récups en vélo et charrette : La vie claire à Romainville et Totem. Suivit du tri et de la distribution.
RDV avec des futur.es intervenant.es pour l’atelier de soins militant.
Préparation d’un RDV en préfecture pour une maman qu’on accompagne.
Mercredi :
Accompagnement à la préfecture. De bonnes nouvelles à la clé !!
Réception d’une livraison pour Entraides Citoyennes.
Soutien au squat du cordon ( lieu de vie d’une cinquantaine de personnes ayant trouvé refuge dans un garage abandonné de saint ouen) expulsé de façon discutable le matin même. En savoir plus ICI
« Nounoutage » de bébées.
Récup’, tri et distribution de Totem et la vie claire.
Distribution de colis pour les familles précarisées.
Réunion interne : organisation de la semaine, débats, … avec une participation active d’Auster :
Jeudi :
Accueil de la distribution alimentaire de Solidarité Migrants Wilson, n’hésitez pas à les rejoindre, ils/elles ont toujours besoin d’énergies nouvelles !
Soutien au squat du cordon : distribution alimentaire et de boissons chaudes. Ce soir c’est la fameuse nuit de la solidarité et la mairie de St Ouen vante sa participation alors qu’elle a organisé la veille l’expulsion d’une cinquantaine de personnes, dichotomie politique.
Allo, y a t-il encore des humains quelque part ?
Pour nous, et nos camarades solidaires qui sommes au plus près de la précarisation des personnes réfugiées en france et qui agissons au quotidien à leurs cotés depuis plusieurs années, cette soirée sonne comme une grande blague : remises à la rue en plein hiver et hébergement pour quelques nuit afin de camoufler la misère organisée. Un article ICI.
Végétalisation de la cour.
Récup’, tri et distribution de Totem et la vie claire.
Distribution de colis pour les familles précarisées.
Acceuil de l’Amap des 4 chemins et collecte solidaire.
Préparation de la grande distribution alimentaire du vendredi.
Vendredi :
Prépa de la Gratuiterie de dimanche.
Accueil des Midis du Mie qui ont leur matériel stocké chez nous et départ avec regrets des 5 mineurs hébergés qui vont rejoindre l’hébergement collectif de l’asso, on leur souhaite le meilleur !!!
Pérégrine aurait bien aimé partir en colo avec eux 😉
Récup Totem.
Organisation de 3 nouvelles récupérations alimentaire : Bio c bon tous les matins et deux AMAP le mercredi soir.
Livraison Linkee, tri et préparation de 14 colis alimentaires pour des familles précarisées, le reste ira dans un squat ami qui héberge une quarantaine de personnes.
Lorsque les denrées arrivent elles sont triées : fruits et légumes, laitages, viandes, produits secs…. Nous mettons de coté les DLC dépassées (pour nous ou pour les animaux). Puis faisons les colis pour chaque famille, en fonction de leurs habitudes alimentaires et de leur besoins en privilégiant les fruits et légumes. Les surplus de l’Amap des 4 chemins et des récups de la semaine viennent compléter les paniers afin qu’il y ait la quantité et la qualité nécessaire à l’alimentation de chacune des familles.
paniers en cours de confection
Récup livrée le soir, des surplus d’une asso maraudeuse : yaourts et poulet.
Samedi :
Préparation de l’atelier soins militant. Tous les mois, un rdv sera donné pour nos camardes militant.es. Au programme un temps d’apprentissage de techniques de soins suivit d’un moment d’échange.
Préparation de la gratuiterie de dimanche.
Accueil de la distribution alimentaire d’Entraides citoyennes. Ils/elles ont besoin de soutien, de l’energie pour les maraudes et les récup’s mais aussi d’adhérents (prix libre), n’hésitez pas à les soutenir et à venir participer !
Atelier « Soins militant » avec Rose, praticienne de massages ayurvédiques. Suivit du groupe de parole.
Préparation de repas chauds pour les camarades du squat le cordon et leurs soutiens.
Dimanche :
Installation de la Gratuiterie.
Distribution de colis pour les familles précarisées.
Gratuiterie en extérieur.
Atelier d’auto-réparation.
Dons alimentaire d’une asso mauraudeuse : salades de pâtes, concombres et yaourts.
Préparation de repas pour les camarades du cordon.
Lundi :
Récups’, tri et distribution : Bio c Bon, la vie claire et Totem.
Dons alimentaires au Refuge et aux camarades du cordon, finalement mis a l’abri quelques nuit dans des hôtels.
Distribution de colis pour les familles précarisées.
Maraude à Pantin pour distribuer couvertures et nourriture sur les campements voisins.
On recommence la semaine prochaine !
Et voilà l’agenda qui ne change pas :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants Wilson entre 12 et 16h inscriptions sur leur page fcb.
Samedis :
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
PAS DE GRATUITERIE A NOISY !
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
RDV dimanche 23 janvier entre 14 et 18h pour une gratuiterie en extérieur à Pantin (si il fait beau) ! Venez dénicher des vêtements femme et homme, de la vaisselle, des bibelots, du linge de maison et quelques affaires enfants.
Comme toujours, une seule condition : le partage bienveillant !
N’oubliez pas la collecte hebdomadaire qui aura lieu en même temps : vos dons sont triés en fonction des besoins. Nous donnons en priorité aux familles précarisées et le surplus va dans la gratuiterie ouverte à tous.tes.
URGENCES :
Combis pilotes et petits manteaux
Gigoteuses
Pyjamas en 3 et 6 mois
Pantalons en 3/4/5 ans
Lait maternisé surtout 2 et 3
Petits pots
Biberons et tétines
Manteaux femmes grandes tailles
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
*Lait maternisé et petits pots (sans viande de préférence)
*Biberons et tétines en très bon état
*Turbulettes ++++++ et petites couvertures
*Vêtements enfants, triés par âge.
*Chaussures enfants
*Vêtements et chaussures femme, priorité grande tailles.
*Sacs à dos/cartables enfants et ados
*Matériel scolaire
*Vaisselle, casseroles…
*Linge de maison : draps, serviettes de toilette, nappes…
Pour la vie du lieu et les activités, nous collectons :
*Matériel informatique et téléphonie, même en panne.
*Vélos et pièces de vélos
*Grands tissus, laine et petite mercerie
*Restes de chantiers : visserie et petits outils de bricolage
Nous vous avions parlé de l’article du journal « le Chiffon » parut en fin d’année, le voici :
Laboratoire écologique zéro déchet : « Avec nos actions de récup’ on ramasse la merde du capitalisme »
Lieu singulier dans la banlieue parisienne, le laboratoire écologique zéro déchet expérimente à Pantin (93) des pratiques de récupération d’aliments, de vêtements et de matériaux divers qu’il redistribue à une population dont la misère ne s’est qu’accrue avec la pandémie. Une démarche salutaire que ne cesse pourtant de questionner le collectif qui habite les lieux. La récupération sous ses diverses formes ne conforte-t-elle pas la logique du capitalisme ? La société industrielle n’a-t-elle pas éminemment besoin de ces lieux de récupération ? Reportage.
Pantin : milieu de matinée. Après une semaine de chaleur, le ciel est redevenu moutonneux. Je franchis la grille anthracite et pénètre dans le salle d’accueil du Laboratoire écologique zéro déchet (surnom : le LÉØ). Dans la cuisine, trois personnes prennent le café ; au centre de la pièce un discret conciliabule se tient ; à l’arrière, un groupe s’affaire à réaliser des banderoles pour la manif’ de défense des jardins des vertus d’Aubervilliers expulsés la semaine précédente1. Le tout baigné dans une musique blues qui s’est faite oublier. Jovial.
Ressourcerie, atelier de réparation, cuisine solidaire…
Lieu singulier dans la proche banlieue parisienne, le LÉØ, c’est une asso et c’est aussi un vaste hangar, propriété de l’établissement public foncier d’Île-de-France. A l’origine installé à Noisy-le-Sec mais contraint à l’expulsion, c’est dans l’un des quartiers les plus pauvres de Pantin et de la région, à Quatre-Chemins, qu’Amélie, ancienne éducatrice spécialisée et Michel, marionnettiste de métier, ouvrent et squattent ce nouveau lieu courant 2019. Deux procès victorieux, en première instance et en appel, font jurisprudence. La cour d’appel de Paris reconnaît une « contribution essentielle à la société » et autorise l’occupation des lieu jusqu’au printemps 2023. Après cette date, le bâtiment et ses voisins seront rasés pour faire place à un « éco-quartier2 » de 19 hectares.
Le but du laboratoire écologique zéro déchet ? Mettre sur pied un espace d’expérimentation pour de la récupération d’aliments, de vêtements, de matériaux divers, se former à la réparation et organiser des réseaux de redistribution. Ressourcerie, atelier d’auto-réparation de vélo et de matos électronique, atelier couture, atelier démantèlement et retraitement de la ferraille et du plastique, « matériauthèque », cuisine solidaire, récupération alimentaire et constitution de paniers à destination des familles dans la dèche. Une récupération alimentaire qui passe par différents canaux : accord avec des supermarchés du coin et des plateformes de livraison de repas en entreprise pour récupérer les invendus, récupération via des association de collecte (type Linkee ou Phenix), glanage sur les marchés. Le LÉØ rassemble chaque semaine des dizaines de kilos de bouffe qu’il redistribue via des paniers alimentaires, principalement des fruits et légumes.
Loin de l’idyllisme niaiseux de la-récupération-qui-sauve-la-vie-et-la-planète, Amélie, argue : « Avec nos actions de récup’ on ramasse la merde du capitalisme. Ce système a aussi besoin de gens comme nous pour récupérer ses rebus… On met surtout une grosse rustine à la société qui laisse des pauvres crever de faim et on fait le taff qu’elle devrait faire. » Au LÉØ, le collectif ne cesse de se questionner sur ses pratiques et sur le rôle social de la récupération et n’hésite pas à critiquer radicalement ses démarches. Un précieux exercice d’auto-réflexion.
2Un vocable issu du ripolinage managérial des 10 dernières années, qui, comme chacun sait, est dépourvu de toute pertinence.
La récup’ au service du capitalisme ?
Installés dans le petit salon du hall d’accueil, le soleil de fin d’après-midi a réchauffé les fauteuils sur lesquels on s’assoit. Avec Julie, qui habite ici depuis un an et Paul, qui vient d’emménager, le collectif est au complet. Discussion autour du rôle sociétal de la récup’. Faut-il maintenir les récupérations auprès des entreprises de livraison de repas aux entreprises ? Favoriser des réseaux plus marginaux ? Et d’ailleurs, quel rôle joue la récupération (de nourriture et de matériaux) dans la société industrielle ?
Paul démarre les hostilités : « En allant faire la récup’ à Totem1 ce matin, je me suis senti mal à l’aise… Dans les bureaux, il y avait des écrans partout qui montraient des statistiques, des courbes et des diagrammes. On faisait une récup’ ambiance start-up. Là, je me suis dit que je venais mettre un pansement sur une machine dégueulasse. » Amélie abonde : « En plus, dans ce cas, on met une rustine à la moralité du chef d’entreprise qui n’a que le profit pour but. Sa conscience peut être tranquille : il ne jette plus. » « C’est sûr que je trouve plus discutable, poursuit Michel, qu’on aille récupérer de la bouffe auprès d’entreprises [comme Totem] qui vont être défiscalisées2 plutôt qu’on aille faire nos récup’ en vélo directement dans les poubelles et qu’on les redonne. » Dans le premier cas, le système de production et de consommation est optimisé et renforcé dans sa logique, dans le second cas, il est détourné selon Michel.
« Moi, je mets un peu tout dans le même panier : Totem, plateforme comme Linkee ou Phenix, récupération dans les supermarchés, glanage, poubelle, affirme Amélie, la voix tranchante. Dans tous les cas, on récupère la merde du capitalisme et ce dans deux sens : à la fois on vide ses poubelles et en même temps on nourrit les gens qu’il rend pauvre. » Michel prend le contre-pied : « Lutter contre le capitalisme, c’est aussi lutter contre la consommation. Ce qu’on récupère et qu’on redistribue aux pauvres, c’est autant de choses qu’ils ne vont pas eux acheter. Ça fait de l’argent en moins qui circule, 20 % de TVA de moins : c’est-à-dire qu’on entretient moins la méga-machine en faisant les poubelles qu’en achetant de la nourriture. »
En mangeant un morceau de cake récupéré le matin même dans une supérette du coin, Paul déplore : « En récupérant ces produits, largement industriels, je trouve qu’on maintient une dépendance à cette forme de consommation et on ne rend pas nécessaire le besoin de créer un au-delà à cette dernière. ». Amélie tient à placer un bémol : « Majoritairement, dans les paniers, j’ai toujours voulu qu’on redonne des fruits et des légumes, pas des produits transformés et c’est ce qu’on fait. Sur le fond, il faut qu’on voit notre activité comme un bricolage temporaire. Tout l’enjeu reste de produire moins et de produire mieux.»
« C’est sûr que dans un monde idéal, ajoute Michel, chaque mairie aurait des champs à 20km de Paris et aurait une petite ferme où l’on peut avoir une autoproduction… ». Julie soutient: « Il faut coupler la récupération à l’autonomie alimentaire. Et l’autonomie alimentaire qu’on pourrait redistribuer gratuitement. Mais ici, on est quand même dans une périphérie urbaine très bétonnée, polluée3. On n’est pas en mesure aujourd’hui, à part en hors-sol… ».
« Monter une équipe pour une transformation sociale… »
Autre question épineuse : Est-ce que le don (nourriture, vêtement, etc.) aux pauvres ne participe pas à apaiser une colère (légitime) favorisant finalement le statu quo politique ? Pour avoir la paix : donnez du pain. Amélie : « Le LÉØ est certes un facteur de pacification sociale et je me demande parfois si je n’agis pas à rendre acceptable tout ce merdier. Mais il y a un principe de réalité. Tu dis quoi à Naia* qui a son bébé et qui t’appelle parce qu’elle n’a plus a manger ? Aujourd’hui, elle ne touche plus d’aides. C’est-à-dire que si on n’est pas là pour lui filer un peu de bouffe, il y a une solution : c’est la prostitution… Au premier confinement, j’ai reçu des coups de téléphone de mamans en larmes qui avaient faim parce que l’État ne faisait plus son travail, parce que les banques alimentaires ont fermées. Là, elles sont en larmes, pas en colère. C’est nous qui sommes en colère. » D’autant que, pour Michel : « Ce n’est pas parce que les gens sont en colère que les transformations sociales adviennent. La colère est mauvaise conseillère. Ils vaut mieux accompagner les gens qu’on aide, recevoir leur douleur et petit-à-petit monter une équipe pour une transformation sociale… ». Et c’est ce qui semble s’être produit au LÉØ.
De l’aide temporaire au renversement de l’imaginaire
Yédré, jeune maman de 27 ans, a été hébergée un an au LÉØ : « Je venais d’accoucher de ma fille, j’étais très fatiguée. Sans la nourriture et les vêtements que j’ai pu obtenir ici, je ne sais pas où j’en serai aujourd’hui… » Ce n’est pas seulement une aide temporaire qu’elle a pu recevoir ici, c’est un changement d’imaginaire qui s’est amorcé : « Maintenant, quand je vois une poubelle, parfois je regarde ce qu’il y a dedans. J’ai récupéré une tablette numérique une fois. Avant je l’aurai jamais fait. Ici, j’ai aussi appris la couture, le détricotage, je suis même allé en manifestation avec eux. » confie-t-elle avec un grand sourire qui s’ouvre sur le visage.
Même son de cloche pour Jalia*, 23 ans, qui a participé à plusieurs ateliers au LÉØ : « Maintenant, pour meubler mon appartement, j’ai appelé des gens qui avaient des choses à jeter pour aller les récupérer. J’utilise beaucoup moins l’argent qu’avant. » Pour Jocelyne, maman camerounaise qui découvre le LÉØ en allant y chercher une poussette en novembre 2019 : « Les produits de seconde main n’étaient pas de qualité et la nourriture où la date de durabilité minimale était dépassée n’étaient pas mangeables. » Maintenant elle habille et nourrit ses enfants avec ces produits. « En Afrique, autour de moi, on achète et on jette beaucoup et de plus en plus alors que la misère croît. Grâce à mon passage dans ce lieu, j’ai compris que la récupération était un bon moyen pour ne pas acheter ». Elle conclut, la voix enjouée : « Ce qui est intéressant au LÉØ, c’est le lien entre le social et l’écologique. Dans les prochaines années, je vais faire en sorte de monter une association pour instaurer cet état d’esprit et ces pratiques, peut-être au Cameroun où nous avions une tradition de récupération, qui se perd de plus en plus au profit du tout jetable ».
Quant à l’Île-de-France, il n’est pas interdit d’y espérer la multiplication de ces lieux d’expérimentation jusqu’à ce qu’ils soient rendu progressivement inutiles. Leur inutilité rimant avec le démantèlement des logiques marchandes aujourd’hui chancelantes, mais triomphantes.
Article et crédit photos : Gary Libot
1Jeune start-up qui propose un service de cafétéria et de plateau-repas aux entreprises. Suite au signalement d’une employée face au gâchis à l’œuvre dans l’entreprise, Totem redistribue son surplus à des associations. Une partie est récupérée par le LÉØ.
2Le montant des invendus qui ne sont pas encore périmés peuvent faire l’objet d’une défiscalisation. Pas ceux qui sont périmés.
3Pantin a remporté le savoureux trophée de « ville la plus polluée de France » (en terme de qualité de l’air) par l’Organisation mondiale de la Santé, en 2016. « Voici la ville la plus polluée de France et celle où l’air est le plus agréable », LExpress.fr, 28 septembre 2016.
* Prénom modifié pour respecter l’anonymat.
Pour le reste de la semaine voilà l’agenda :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants Wilson entre 12 et 16h inscriptions sur leur page fcb.
Samedis :
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
PAS DE GRATUITERIE A NOISY !
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
Ça fait un moment qu’on ne vous a pas donné de nouvelles. Et pourtant il s’en est passé des choses ces dernières semaines :
A contre-courant du monde, alors que la règle c’est la santé hygiéniste, la distanciation, l’isolement et la délation (oui, oui on y est !), au Léo on a choisi de prendre le temps de prendre soin. De prendre le temps de l’accueil privilégié, du temps pour l’humain, pour le rire, la détente, l’écoute, du temps pour penser et panser et dépasser, l’ambiance anxiogène soigneusement orchestrée. Car c’est un fait, (merci wiki) le cortisol hormone du stress empêche le système immunitaire de faire son travail correctement…
Alors, on choisi le camp du « care » et j’ai ressorti mes vieux cours, plus que jamais d’actualité. Winnicott était médecin psychanalyste et c’est dans ce cadre qu’il a définit les concepts de soin et prendre soin, cependant c’est transposable à nos actions quotidiennes. Ici un extrait d’un article de Cynthia Fleury parut le 20 mars 2015 dans l’Humantité :
» Le care, lui, sous-entend autre chose : le sujet précisément, la relation avec le médecin, la confiance qu’on lui témoigne, (…), mais surtout un sentiment d’égalité malgré la dépendance, et même, une vision active de la dépendance au sens où il s’agit de pouvoir « s’appuyer sur » (to depend on)… La confiance est le cadre qui permet d’accéder aux contenus inconscients refoulés par le sujet. Le care fait écho au vivant d’un soin, pas un soin de principe, au sens où il ne serait que de papier. Mais un soin vécu et par le médecin, et par le patient, sans hiérarchie aucune. Non que les deux soient similaires. L’égalité indique simplement « un socle radical d’humanité – celui où chacun est dépouillé de son identité imaginaire pour se laisser altérer par la rencontre, qui fait émerger quelque chose de vivant entre les êtres » (Périlleux). Winnicott qualifiait le soin comme la relation marquée par la rencontre de la fiabilité et de la dépendance. Et Zaccaï-Reyners de définir le type de travail du care, un travail « relationnel », qui ne peut être mécanisé, et « dont le produit ne peut être exhibé après coup. Au contraire, tant qu’il est effectué correctement, le travail relationnel reste pour l’essentiel insaisissable, invisible. Sa qualité réside même en partie dans sa capacité à masquer sa pénibilité ». Pas simple donc de reconnaître sa valeur, dans un monde qui aime tant évaluer les actes, mais les évalue d’autant plus mal qu’ils s’humanisent. Ne provoquer ni l’amour ni la haine, ne devenir ni le gourou ni l’indifférent, adopter la juste sollicitude, le juste régime d’attention, voilà toute la subtilité du care, de ce don du médecin au patient. Il ne s’agit nullement de le substituer au « cure ». Il est l’aura du « cure », tout ce que doit le « cure » à l’autre, qu’il soit patient, collègue, parent, ami. Soigner, guérir, cela ne s’apprend pas seul. C’est la suite d’un long processus relationnel, d’une longue chaîne de savoirs et de partages multiples. Il faut des années et des années, des siècles et des siècles de soin des hommes, de souci de soi et des autres, pour façonner l’art de sauver la vie. »
Alors pour soutenir notre précieuse immunité, on a pris soin de nous, déjà en prenant chacun.e à notre tour, des congés.
On a pris soin d’Elles : Durant deux semaines, on a proposé en plus des colis de première nécessité, des temps privilégiés aux femmes que nous accompagnons. L’idée était de leur proposer une pause, en mini groupe voire seules, pour cuisiner, faire de la broderie, discuter, se faire masser, poser en famille devant une photographe… Des activités auxquelles elles n’ont en partie, jamais accès. Des temps pour souffler, se sentir bien, rire, se détendre, se sentir belles ! On remercie très chaleureusement toutes nos intervenantes solidaires, souvent des pros dans leurs domaines qui ont pris du temps pour proposer ces ateliers. Merci aussi à toutes les participantes qui nous accordent leur confiance et qui nous épatent toujours des trésors de savoirs faire qu’elles gardent cachés.
On a pris soin du vivant en poursuivant la végétalisation de la cour. Offrir au sol notre compost pour « redonner de la place à la nature en ville »… Pas besoin d’appel à projets ou de budgets participatifs pour se mettre à l’action.
Il y a aussi des gens un peu loin, qui prennent soin, « Clau Tricot » nous a fait parvenir deux gros colis en quelques semaines, l’un avec de jolies couvertures pour les nouveaux nés l’autre rempli de bonnets. Une belle attention qui fait toujours son effet auprès des jeunes mamans.
On a pris soin des personnes du Refuge en allant cuisiner avec elles.eux pour le réveillon. Au menu 99% récup : foie gras et tartinades végé, salade verte grenades et noix de cajou sauce cacahuète, mafé oeuf/légumes et riz parfumé et « claclos » (beignets de bananes ivoiriens). Un très beau moment de partage qui restera dans nos mémoires.
Les forces de l’ordre continuent, elles aussi de prendre soin de nous, en faisant des séances photos et en poursuivant leur surveillance.
On prend soin des assos copines et elles prennent soin de nous, les échanges se font denses en cette fin d’année, des couvertures, des manteaux qui partent pour les maraudeuses, des pâtes, du riz et des protéines de soja qui arrivent pour les distributions. Des arrivages massifs de vêtements enfants aussi ! Ça passe de main en main, au gré des besoins, peu importe qui distribue, l’essentiel c’est à qui ça va et avec quel soin cela est donné !
On a aussi pris soin des bébés du LEØ et de plus loin, petits cadeaux, câlins, jeux et grandes attentions.
Nos ami.es félins et canin n’ont pas été oubliés en cette fin d’année, coussins autour du poêle, jeux et bonne nourriture (de récup’, comme toujours).
De notre côté on réfléchit à des moyens de faire face à l’épuisement militant, au sentiment d’impuissance qui nous traverse parfois, au sentiment de solitude que nous éprouvons souvent. Fabriquer des temps de soins entre millitant.es c’est peut être notre projet pour la future année ?
Et vous ? Vous avez aussi envie de prendre soin ? De participer activement à une grande chaîne solidaire ? Les besoins sont grands ! Outre les collectes, vous pouvez passer à l’action : la Brigade de solidarité Auber/pantin, Solidarité Migrants Wilson, Entraides Citoyennes, Alter Ego, Jeunesse Espoir Pantin et bien d’autres a côté de chez vous ont besoin de bras et de têtes pour faire avancer leurs actions, n’hésitez pas à les contacter ou demandez-nous, on vous met et lien.
Sinon on remercie particulièrement tous.tes les participant.es à la grande collecte de Noisy-le-Sec ! De très beaux dons qui ont pris place rapidement dans les colis pour enfants.
Attention Info importante : la Gratuiterie Ambulante de Noisy est en pause hivernale !
Nous poursuivons les collectes solidaires à Pantin uniquement les jeudis soir et dimanches après midis :
URGENCES :
Combis pilotes et petits manteaux
Gigoteuses
Pyjamas en 3 et 6 mois
Pantalons en 3/4/5 ans
Lait maternisé surtout 2 et 3
Petits pots
Biberons et tétines
Manteaux femmes grandes tailles
Nous collectons toujours la liste précédente :
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
*Lait maternisé et petits pots (sans viande de préférence)
*Biberons et tétines en très bon état
*Turbulettes ++++++ et petites couvertures
*Vêtements enfants, triés par âge.
*Chaussures enfants
*Vêtements et chaussures femme, priorité grande tailles.
*Sacs à dos/cartables enfants et ados
*Matériel scolaire
*Vaisselle, casseroles…
*Linge de maison : draps, serviettes de toilette, nappes…
Pour la vie du lieu et les activités, nous collectons :
*Matériel informatique et téléphonie, même en panne.
*Vélos et pièces de vélos
*Grands tissus, laine et petite mercerie
*Restes de chantiers : visserie et petits outils de bricolage
N’oubliez pas notre boite à livres à Pantin qui est ouverte 24/24 et remplie régulièrement par nos soins.
Enfin voilà l’agenda :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants Wilson entre 12 et 16h inscriptions sur leur page fcb.
Samedis :
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
PAS DE GRATUITERIE A NOISY !
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/18h Collecte solidaire .
Et enfin, car prendre soin c’est aussi prendre soin de nos libertés, plus que jamais il est essentiel de garder les yeux grands ouverts, aussi on vous propose quelques lectures.
Un « post » d’Utopia 56 qui dénonce le 115 et la déresponsabilisation de l’état sur la société civile pour prendre en charge les familles sans abris : LIEN
Un article de Reporterre sur le futur dystopique qui approche, le portefeuille d’identité numerique : LIEN
Le Samedi 4 décembre entre 11 et 13h nous organisons une collecte solidaire à la friche de Noisy au 1 rue Bouquet.
Cela va nous permettre de garnir les colis un peu plus généreusement pour les fêtes de fin d’années.
Pour rappel, chaque mois nous distribuons une centaine de colis pour les familles précarisées. Les demandes sont effectuées par des travailleurs sociaux, du personnel médical ou des structures d’aide. Ce « filtrage » nous permet d’aider les personnes les plus démunies en leur proposant des vêtements, du matériel de puériculture, des produits d’hygiène, des denrées alimentaires…
Durant le mois de décembre nous allons également proposer des moments privilégiés pour les familles qui viendront chercher leurs colis ; séance photo, relaxation, temps d’échanges… animés par des professionnel.les engagé.es à nos cotés.
Pour rappel, notre association fonctionne strictement sans argent c’est pourquoi nous avons besoin de vous ! Il vous reste quelques semaines pour faire un grand tri hivernal et vous délester d’objets qui seront essentiels pour les familles que nous accompagnons.
Comme toujours, le LE0 se déplace à vélo c’est pourquoi nous sommes précis sur les besoins :
URGENCES :
Combis pilotes et petits manteaux
Gigoteuses
Pyjamas en 3 et 6 mois
Pantalons en 3/4/5 ans
Lait maternisé surtout 2 et 3
Petits pots
Biberons et tétines
Manteaux femmes grandes tailles
Nous collectons toujours la liste précédente :
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
On se motive pour le réaménagement total de l’atelier et la création de nouveaux espaces végétalisés :
On créé de nouveau partenariats, notamment les Hôtels solidaires avec lesquels on partage nos savoirs autour d’un atelier couture déchet et qu’on remercie pour ses dons « déchétariens » auxquels on s’empresse de redonner vie.
On recycle les vêtements « indonnables », on coupe, tri, tisse mais on fait aussi de la couture pour garnir les colis des mamans avec des indispensables 0déchet : lingettes pour bébés et serviettes hygiéniques lavables.
On reçoit aussi de jolis colis pleins de couvertures et de bonnets pour les colis des plus petits ! Un grand merci à Clau Tricot pour ses envois réguliers remplis de chaleur et de couleurs :
Et Vous ?
Les collectifs accueilli ici on bien besoin de bras en ce début d’hiver ! Entraides Citoyennes, Migrants Wilson, Résistance solidaire, la Brigade de solidarité populaire Auber/Pantin comptent sur vous ! Après l’élan de solidarité incroyable durant les différents confinements, cette période est difficile pour les collectifs de terrain : les bénévoles se font plus rares. Pourtant la précarité s’étend de plus en plus et avec l’hiver qui arrive les besoins sont immenses, c’est le moment de s’engager ! N’hésitez pas à nous contacter, on vous met en lien.
Nous avons aussi besoin de vous !
Même si les collectes sont efficaces, et d’ailleurs on ne manque pas de vous remercier +++ pour les sacs hyper bien triés que nous avons reçu dernièrement, vous n’imaginez pas le temps précieux que vous nous offrez quand vos dons sont impec’ ! Bref malgré de belles collectes nous manquons de choses précises :
URGENCES :
Combis pilotes et petits manteaux
Gigoteuses
Pyjamas en 3 et 6 mois
Pantalons en 3/4/5 ans
Lait maternisé surtout 2 et 3
Petits pots
Biberons et tétines
Manteaux femmes grandes tailles
Nous collectons toujours la liste précédente :
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
*Lait maternisé et petits pots (sans viande de préférence)
*Biberons et tétines en très bon état
*Turbulettes ++++++ et petites couvertures
*Vêtements enfants, triés par âge.
*Chaussures enfants
*Vêtements et chaussures femme, priorité grande tailles.
*Sacs à dos/cartables enfants et ados
*Matériel scolaire
*Vaisselle, casseroles…
*Linge de maison : draps, serviettes de toilette, nappes…
Pour la vie du lieu et les activités, nous collectons :
*Matériel informatique et téléphonie, même en panne.
*Vélos et pièces de vélos
*Grands tissus, laine et petite mercerie
*Restes de chantiers : visserie et petits outils de bricolage
N’oubliez pas notre boite à livres à Pantin qui est ouverte 24/24 et remplie régulièrement par nos soins.
Enfin voilà l’agenda qui ne change pas :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
IL RESTE DES PLACES ! vous pouvez contacter stefiedog@gmail.com pour tout savoir sur les paniers, les conditions, tarifs…
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants Wilson entre 12 et 16h, inscriptions à leo@lamachine.org
Samedis :
RDV entre 11 et 13h à la friche Ulysse de Noisy-le-sec pour la Gratuiterie Ambulante, sous condition de beau temps. Nous prenons désormais les dons de lait bébé, petits pots et produits d’hygiène mamans bébé.
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/20h Collecte solidaire .
Si, nous sommes hyper motivé.es, certains se la coulent douce… on ne cite personne :
Carton plein pour la troisième cession d’initiation aux gestes de premiers soins ! Certes la formation n’a pas de valeur administrative mais elle est dispensée par une infirmière urgentiste solidaire et permet aux familles que nous accompagnons d’appréhender les gestes vitaux en cas d’accidents domestiques et aussi de savoir se protéger et bien sûr donner l’alerte ! Nous en referons encore et encore tant qu’il y aura des demandes ! Cela permet aussi aux membres de l’équipe de revoir régulièrement leurs connaissances sur le sujet. Nous considérons ces gestes vitaux, ces pratiques indispensables pour tout humain et continuerons de dispenser ces savoirs gratuitement car ils devraient faire partie de tout parcours de vie.
Belle journée avec la Gratuiterie ambulante lors du marché de Noisy-le-sec, beaucoup de rencontres, des échanges riches, du rêve et même des cadeaux !
Puis hier soir nous avons été invité a descendre dans les entrailles de Paris pour l’enregistrement de l’émission Le Chiffon Rat-dote de radio libertaire. Belles rencontres et discutions intenses au creux de la « cantoche », un des innombrables refuges des catacombes. Le journal Papier le chiffon sortira prochainement et elle sera diffusée à 10h le samedi 13 novembre. On vous dévoile pas encore les invité.es et les sujets abordés 😉
Et bien sûr la programmation habituelle :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants Wilson entre 12 et 16h, inscriptions à leo@lamachine.org
Samedis :
RDV entre 11 et 13h à la friche Ulysse de Noisy-le-sec pour la Gratuiterie Ambulante, sous condition de beau temps. Nous ne prenons pas les dons.
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/20h Collecte solidaire .
Chaque jour nous distribuons colis alimentaires, vestimentaires et des produits d’hygiène, plus que jamais nous avons besoin de votre aide pour collecter le nécessaire ! N’hésitez pas à partager cette liste et les jours de collectes autour de vous.
Les besoins urgents sont le lait maternisé 2 et 3, les petits pots, les turbulettes, les vêtements enfants 2, 3, 4 ans.
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
En vivant au LE0, on oublie parfois le monde, sa violence et son absurdité. Mais il ne manque pas de se rappeler à nous, un peu trop de sérénité serait sans doute nuisible aux rêveurs du réel que nous sommes.
Atterrissage forcé :
Hier, réception de denrées alimentaires, comme c’est le quotidien ici. Des camions d’associations attendent le précieux chargement, une salariée de Linkee est sur place pour gérer la redistribution à chacun.e lorsqu’un agent en civil arrive pour contrôler la « marchandise ». Déception sans doute car en grands contrebandiers, nous n’avons pour butin que des steaks végétaux destinées à remplir les estomacs ignorés de notre beau pays. Il nous annonce que nous sommes sous surveillance et qu’une grande opération était préparée par ses collègues le matin même, en notre honneur…
Contrôle d’identité au milieu des cartons de nourriture et incompréhensions sémantiques; lorsqu’on parle de méfiance Mr l’agent nous répond hostilité. On s’attend à être embarqué pour outrage alors même que le ton est doux. Peut importe, ce que nous faisons lui semble illégal !
Bref, cette fois Mr repart sans prisonniers.
Nous sommes inquiets de ce monde.
Alors que ces dernières semaines nous avons dut pousser les murs et inventer quinze places d’hébergement pour des mineurs et des mamans qui sont dehors. Alors qu’à l’approche de l’hiver on se dépêche d’expulser tous les squats des quelques un.es qui ont osé trouver refuge en dehors de la rue. Alors que nous distribuons cagettes de légumes et paquets de couches à celles.eux qui sont précarisé.es en conscience.
On paye des agents pour nous surveiller.
Voilà.
Alors que s’annonce l’hiver, le ton est donné et les menaces sont claires.
Alors on va continuer à tendre la main et pousser les murs pour que ceux qui ont froid l’ai un peu moins, on va remplir des estomacs même si vous pensez qu’on en a pas le droit, on va mettre de la vie là ou il n’y en a plus, on va continuer à trier et réutiliser les rebus de Votre capitalisme pour rendre ce monde un peu plus vivable. On va continuer, on va pas se taire et ce n’est pas tout !
En grands méchants de cette triste période on va continuer à créer un autre monde et vous savez quoi on va le faire en riant, chantant et dansant !
Ce soir, le camion bleu d’Hélène de Side Ways va prendre place pour quelques jours chez nous, outre la joie de la retrouver, elle vient proposer une projection samedi à 20h dans la cour à Pantin, prévoyez un lainage ;).
Jeudi à 18h, réunion de l’AMAP des 4 chemins, il reste des places ! Pour les infos : stefiedog@gmail.com
Nous serons à Noisy-le-sec samedi à 11h pour la Gratuiterie rue Bouquet mais aussi dimanche entre 9 et 15h au marché paysan place des découvertes. Votre week-end entier de partage et d’échanges écolos !
Lundi 18, nous accueillons une partie de la délégation Zapatiste, au programme bricolage et discutions autour de l’utopie.
« Comme l’a dit Antonio Gramsci (cofondateur du Parti communiste italien en 1921), le capitalisme domine par son hégémonie, une combinaison du pouvoir de contraindre (police, armée) et du pouvoir de convaincre (hégémonie culturelle). L’hégémonie culturelle conduit les classes populaires à adopter les intérêts des dominants en rendant évident ce qui ne devrait pas l’être. Par exemple, que veulent la plupart des jeunes aujourd’hui ? Du travail et de l’argent bien sûr. Vouloir cela c’est être sous l’emprise de l’hégémonie culturelle du capitalisme car un autre monde est possible ! Les décroissantEs militent pour la gratuité des communs (culture, santé, éducation) et pour la tarification progressive des besoins de base (eau, alimentation, logement, vêtements, communication, énergie, transport) : gratuité pour des quantités frugales (mais dignes) et cherté pour des quantités importantes. Ce système permet de réduire la consommation globale mais aussi d’éradiquer la pauvreté et il s’autofinance car les gourmands payent pour les sobres. Irréalisable ? « L’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie d’hier peut devenir la réalité d’aujourd’hui. » Théodore Monod Irréalisable ? Non ! Car cette utopie est la réalité au Chiapas chez les zapatistes ! Les éluEs, les médecins, les professeurEs, les employéEs des coopératives ne sont pas rémunéréEs et ïels mangent quand même et dorment dans un lit parce que d’autres ont comme charge de les loger et les nourrir. Les zapatistes ont évacué l’argent d’une partie de leur économie en créant du travail non marchand. Créer du travail non marchand, c’est ce qui se passe dans les supermarchés coopératifs comme la Park Slop Food Coop à New York, la Louve à Paris et la Caravane Coop à Montreuil. Les membres sont à la fois copropriétaires, clients et employés. Ïels ont accès à des produits de qualité moins chers car ïels travaillent chaque mois 3 heures pour faire fonctionner le supermarché. L’utopie des zapatistes, des décroissants et des coopératives tient en 3 mots : gratuité + sobriété + entraide
gratuité : pour tous les besoins de base
sobriété : tarification progressive (ou quotas pour un monde sans argent)
entraide : travailler (sans rémunération) à hauteur de ses possibilités
Pour combattre l’hégémonie culturelle, il nous faut promouvoir cette utopie. Il faut nous battre POUR quelque chose et pas seulement CONTRE. Se battre contre, se battre en réaction, c’est tenter d’empêcher le système de se dégrader, sur le long terme on ne peut qu’être perdant. Cela rejoint ce que disait Raymond Aubrac à des jeunes lors d’un rassemblement sur le plateau des Glières organisé par le collectif CRHA (Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui). « Vous devez comprendre, vous les jeunes, que nous ne nous battions pas seulement contre l’envahisseur nazi, nous nous battions pour un idéal : le programme du Conseil National de la Résistance. Ce qu’il vous manque à vous les jeunes d’aujourd’hui, c’est un projet utopiste du 21ème siècle. » La gratuité, la sobriété et l’entraide est aussi ce qui guide le LE0. Quoi de plus naturel dès lors d’organiser une rencontre avec les zapatistes pour explorer l’art et la manière de promouvoir cette utopie et combattre ainsi un des piliers du capitalisme ! «
Tous les évènements sont en extérieur, donc soumis à une météo clémente ! Nous annulerons en cas de pluie.
Et bien sur la programmation habituelle :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants wilson entre 12 et 16h, inscriptions à leo@lamachine.org
Samedis :
RDV entre 11 et 13h à la friche Ulysse de Noisy-le-sec pour la Gratuiterie Ambulante, sous condition de beau temps. Nous ne prenons pas les dons.
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/20h Collecte solidaire .
Pour la collecte solidaire toutes les infos sont ICI :
Les besoins urgents sont le lait maternisé 2 et 3, les petits pots, les turbulettes, les vêtements enfants 2, 3, 4 ans.
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
*Lait maternisé (urgence lait 2 et 3)et petits pots (sans viande de préférence)
*Biberons et tétines en très bon état
*Turbulettes ++++++ et petites couvertures
*Vêtements enfants jusqu’à 5 ans, triés par âge.
*Chaussures enfants
*Vêtements et chaussures femme, priorité grande tailles.
*Sacs à dos/cartables enfants et ados
*Matériel scolaire
*Vaisselle, casseroles…
*Linge de maison : draps, serviettes de toilette, nappes…
Pour la vie du lieu et les activités, nous collectons :
*Matériel informatique et téléphonie, même en panne.
*Vélos et pièces de vélos
*Grands tissus, laine et petite mercerie
*Restes de chantiers : visserie et petits outils de bricolage
N’oubliez pas notre boite à livres à Pantin qui est ouverte 24/24 et remplie régulièrement par nos soins.
Enfin nous remercions love and Green pour son don de produits femmes et bébés, des produits déclassés ; du déchétarien quoi, on aime ! Le lot récupéré à vélo sera distribué rapidement dans les colis !
Qu’est ce qu’on fait au LEO, lorsque les grilles sont fermées ?
Voilà ce qui s’est passé cette semaine :
On fait des gigas récup de champignons, on en remplit les colis alimentaires, on en file aux assos amies et on fait de la soupe pour le nouveau campement de Pantin distribuée par les camarades BSP .
On fait des ateliers Tawashis géants au Refuge de Pantin, et on prend une grosse claque en voyant ce que les femmes conviées réalisent !
On reçoit la commande de café Zapatiste ! Pour en savoir plus sur les prochaines livraisons vous pouvez contacter stefiedog@gmail.com
D’ailleurs on prépare une journée de bricolage puis débat avec une partie de la délégation zapatiste le Lundi 18 Octobre entre 14 et 20h (et plus), évènement en extérieur donc soumis au beau temps. Pour en savoir plus sur la délégation et leurs luttes c’est ICI .
On organise la Gratuiterie de Dimanche à Pantin, RDV de 15h à 19h pour une session de shopping 100% écolo et gratuit !
On prépare des formations aux premiers soins pour les femmes précarisées.
On prépare l’arrivée d’Hélène de Side Ways la Webserie itinérante et une soirée de projection qui aura lieu le Samedi 16 octobre en soirée, dans la cour de Pantin.
On accueille encore et toujours des femmes sans abri et durant les 15 prochains jours 10 mineurs isolés avec les midis du mie.
On « nounoute », un peu, beaucoup… On aide les mamans pour les papiers, le suivi médical, les dossiers de formation, les CV… On leur prépare aussi de jolis cadeaux avec les photos prises par Emilie, notre photographe solidaire.
On déplace la forêt le la friche de Pantin pour sauver le vivant et l’installer dans la cour !
On collecte, trie et redistribue des vêtements, produits d’hygiène et de la nourriture.
On démentelle, trie et recycle tout ce qu’on trouve !
et bien plus….
Pour le reste voilà l’agenda qui ne change pas :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants wilson entre 12 et 16h, inscriptions à leo@lamachine.org
Samedis :
RDV entre 11 et 13h à la friche Ulysse de Noisy-le-sec pour la Gratuiterie Ambulante, sous condition de beau temps. Nous ne prenons pas les dons.
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/20h Collecte solidaire .
Pour la collecte solidaire toutes les infos sont ICI :
Les besoins urgents sont le lait maternisé 2 et 3, les petits pots, les turbulettes, les vêtements enfants 2, 3, 4 ans.
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…
Nous avions proposé de faire la Gratuiterie à Pantin ce dimanche mais la météo n’est pas d’accord avec nous. Nous avons décidé de la décaler à la semaine prochaine, RDV donc dimanche 10 Octobre entre 15 et 19h pour chiner gratos !
Pour le reste voilà l’agenda qui ne change pas :
Jeudis :
18/20h distribution de l’AMAP des 4 chemins
18/20h collecte solidaire
Tri et distribution alimentaire par Résistance Solidaire et Solidarité migrants wilson entre 12 et 16h, inscriptions à leo@lamachine.org
Samedis :
RDV entre 11 et 13h à la friche Ulysse de Noisy-le-sec pour la Gratuiterie Ambulante, sous condition de beau temps. Nous ne prenons pas les dons.
Tri et distribution alimentaire par Entraides Citoyennes si vous voulez participer c’est ICI
Dimanches :
15/20h atelier d’auto-réparation dans la cour (uniquement par beau temps), plus d’infos michel@lamachine.org.
15/20h Collecte solidaire .
Pour la collecte solidaire toutes les infos sont ICI :
Les besoins urgents sont le lait maternisé 2 et 3, les petits pots, les turbulettes, les vêtements enfants 2, 3, 4 ans.
Attention, nous ne prenons que les articles en très bon état, nous ne pouvons ni laver ni réparer.
*Portes BB, écharpes, poussettes, lits parapluie…
*Doudous et petits jouets simples, sans piles : dînettes, cubes…